Henri Michaux

Poteaux d’angle,

Gallimard, Poésie, 2004.

Les arbres frissonnent plus finement, plus amplement,
plus souplement, plus gracieusement, plus
infiniment qu’homme ou femme sur cette terre et
soulagent davantage.
Les peurs, les appréhensions, les soucis, la mélancolie,
les tendresses, les émotions inexprimables, les arbres,
pourvu qu’il y ait un souffle de vent, savent
les accompagner.
Le précieux, le véritablement précieux est distribué
sans le savoir et reçu sans contrepartie.

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