Monique Marx

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TRACES BIOGRAPHIQUES 

Jean Gillibert, Les Nouveaux Cahiers, 1996. 

Il y a dans les toiles magnifiques de Monique Marx une vie supposée, d’autant plus ardente que cet art les suppose par la magie de la couleur. J’ai particulièrement aimé les rouges cadmium, mais il y a aussi des tons sourds, neutres, autant “angoissés” que les couleurs vibrantes et aigües.

Monique Marx m’est apparue “soudainement” comme un grand peintre, c’est-à-dire un vrai peintre qui ne triche pas avec sa vision d’abord et l’octroi des factures couleurs “dessinantes” qui se donnent, d’abord comme une violence puis, après, comme une contemplation.

Cet art, dont on pourrait bien sûr trouver des racines “existentielles” chez d’autres peintres – et pour ma part j’ai pensé à Manessier – maintient, sans se figer, et sans sauter dans l’espace – sans provoquer -, une vérité unifiante de la lumière.

Il n’y a plus de séparation impitoyable entre l’oeil qui regarde et l’esprit du pinceau; ce sont des huiles vigoureuses et réconfortantes malgré l’angoisse de la main qui a conduit le pinceau. La peinture est ici atteinte de plain-pied – il faudrait dire de pleine main !

Aucune complaisance avec le néant ou l’absence. Ce n’est pas non plus la “manière” de peindre qui compte, comme le fait trop souvent le maniérisme contemporain. La réponse est sûre, évidente, efficace, quelquefois meurtrière, mais non meurtrissante. L’oeil en prend plein le regard.

Il y a autant une horreur qu’une extase de la vie. La toile est âpre et féminine et résout d’emblée, sans aucun intellectualisme, bien des contradictions de “métier”. Cette peinture n’est que cela, l’évidence n’est que cela, l’évidence de la couleur du songe délivré, et qui peut alors éclater, vibrer.

Je crois – et je postule – que Baudelaire eût aimé cela; ce “mal particulier” enfin d’une réponse d’art.

Liliane Atlan, 2001.
Certaines oeuvres, comme celle de Monique Marx, prennent leur véritable dimension très tard. L’artiste le sait, c’est pourquoi il travaille dans l’obscurité, il expose peu ou plus du tout pendant de longues années.

La force, originale, unique, des premières toiles de Monique Marx, qui semblaient n’être que de la peinture abstraite, se révèle à la lumière de ses oeuvres récentes.
Celles-ci, lorsqu’on commence à les déchiffrer, en finissent plus de révéler leurs mondes.

Liliane Atlan, 2002.

La lumière de l’obscurité : ces mots viennent de naître d’un tableau de Monique Marx. Elle peint dans son appartement mal éclairé, elle peint ce qu’elle voit à la lumière de son âme, et cela devient perceptible dans ma maison où son tableau se trouve quand le jour commence à tomber.

 

 Expositions

1956  Exposition de groupe à Amiens.

1961  Exposition de groupe à Orsay.

1969  Galerie Coloquinte, 54 rue Jacob, Paris, 75006.

1985  Atelier Calistri, 23 Quai Voltaire, 75007.

1995  Exposition chez Mireille Cifali, 84 rue Philippe de Girard, Paris, 75018.

1996  Galerie Jean-Louis Tapiau, 58 rue de l’Université, Paris, 75007.

1996  M.A.R.S Medicalex, Bagneux.

1998  Illustration du livre de Liliane Atlan, Les Mers Rouges, Paris, L’Harmattan, 2001 (couverture et cahier de dessin). 

2001 Atelier en Liberté, exposition de groupe, Marcel et Sylvia Bercu, Bièvres.

2002 Exposition 93, rue du Bac, 75007.

2005 Galerie Christian Arnoux, 42 rue de Seine, Paris 75006.

2006 Galerie Christian Arnoux, 42 rue de Seine, Paris 75006.

2007 Exposition de groupe, Galerie Christian Arnoux, 42 rue de Seine, Paris 75006.

 

Repères

Monique Marx a étudié  avec des peintres, dont Michel Carrade qu’elle considère comme son maître.

Parallèlement à la peinture, elle a fait de nombreux dessins textiles, en particulier pour Nina Ricci, Christian Dior, Lola Prussac, Léonard, Abrahm, Bianchini Ferier.

Elle a ouvert en 1967 une des premières galerie consacrée à l’Art Déco, Galerie Coloquinte, dans le sixième arrondissement de Paris.

Elle a également travaillé avec des décorateurs de théâtre, comme  René Allio et surtout, pendant de nombreuses années, avec André Acquart.

 

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